Guru (pour Gifted Unlimited Rhymes Universal) est un rappeur new-yorkais originaire de Boston né sous le vrai nom de Keith Elam en 1966. Il était le MC du groupe Gang Starr qu'il a fondé avec DJ Premier en 1989. Parallèlement à Gang Starr, Guru s'est également lancé dans des projets solos regroupés sous l'appellation Jazzmatazz, qui voient se mélanger rap et sonorités plus jazz, et sur lesquels il se lance aussi un peu dans la production et invite d'autres artistes pour des featurings (comme MC Solaar par exemple sur Jazzmatazz Vol. 1 ou encore le chanteur de Jamiroquai, Jay Kay, pour Jazzmatazz Vol. 2). Depuis le dernier album The Ownerz sorti par Gang Starr en 2003, DJ Premier et Guru suivent chacun leur propre chemin, ce dernier se lançant dans un autre projet solo (à côté des Jazzmatazz), dont le premier résultat est l'album Version 7.0 : The Street Scriptures, sorti en 2005 sur son nouveau label Seven Ground, et sur lequel DJ Premier n'intervient plus alors qu'on le retrouvait régulièrement à la production sur les Jazzmatazz. Du coup l'album sonne moins old school contrairement aux albums de Gang Starr. Guru est désormais libre de créer son propre style et cette perspective semble lui avoir donné des ailes puisqu'il enchaine avec le Jazzmatazz Vol. 4 toujours produit par Solar et avec des featurings prestigieux dont Damian Marley, Blackalicious et d'autres. Cet album vous sera présenté sur la grande scène du hall expo digitick le vendredi 3 avril. Et voilà le cultissime clip bien old school de la chanson "Le bien, le mal" avec MC Solaar (et pour les amateurs, il y a même une possibilité de chanter grâce aux lyrics incluses !!) enjoy : Et un live bien ghetto juste pour vos yeux : Pour plus d'infos : site officiel Guru's Jazzmatazz
Didier Super, de son vrai nom Olivier Haudegond, né à Douai en 1973 et fils d'un professeur de dessin, est un ancien professionnel de BMX, humoriste, chanteur, musicien et vidéaste français. Il a fait partie du groupe Zeu Discomobile avant d'entamer sa carrière solo. Ce groupe faisait principalement des reprises punk de chansons françaises connues. Il est également une des Têtes de vainqueurs, duo comique de cascadeurs de rue à vélo, l'autre étant Fabrice, un cascadeur sur BMX. Le ton sarcastique de ses chansons en fait un artiste friand du second degré, rejetant volontairement toute notion de bon goût et de politiquement correct. Dans ses chansons, il s'en prend tour à tour aux pauvres, aux « cons », aux caniches, aux cathos, aux petits enfants chinois qui fabriquent des jouets de mauvaise qualité sans aller à l'école, ... L'ironie, le cynisme, le second degré et la dérision sont donc les armes favorites de Didier Super. La grande simplicité de l'instrumentation (généralement constituée, sur les enregistrements « studio », d'un orgue pour enfants et de quelques accords de guitare) et de la voix est totalement assumée. Didier Super encourage son public et les internautes à télécharger ses oeuvres sur les réseaux peer to peer. Les vidéos envoyées sur internet par Didier Super sont beaucoup visionnées, comme Misère Joyeuse où il se retrouve en Inde. Dans cette vidéo il fait dire « Merci tsunami » à des personnes de la rue. Didier Super s'est aussi fait connaitre pour sa vidéo Le nouvel album est un échec, vidéo dans laquelle il chante "Y en a marre des pauvres" devant le Fouquet's ou fredonne "On va tous crever" devant l'Hôtel-Dieu. Sur le même ton second degré, le chanteur raille la médiatisation des décès de Grégory Lemarchal et de Lady Diana. Pour la promotion de son dernier album, Didier Super est allé uriner au pied des locaux de la major Universal Music Group qui a récemment racheté V2 Music, le label sur lequel il est édité. Bon nombre d'employés de V2 Music ont d'ailleurs fait bloc à l'époque lors de sa signature sur le label, estimant honteux de signer un tel artiste. Le label avait même demandé à ce que son logo n'apparaisse pas sur son disque. Maintenant, Didier Super dit avoir de bonnes relations avec son label « depuis [qu'il a] vendu 30 000 CD ». Il a également tourné un clip pour sa chanson "Je veux être une star" (dans sa version de l'album Ben quoi ?) où il parodie les karaokés, la pub I-pod, les pubs de SMS surtaxés... La page critique musicale du magazine Télérama lui a attribué un symbole qu'elle ne décerne qu'en de très rares occasions : un canon. Le chroniqueur qualifia l'album de « plus mauvais disque du monde et de tous les temps ». Didier Super est néanmoins cité dans un article de la revue traitant du rôle positif et de la nécessité de la provocation. Le 2e album de Didier Super, sorti le 2 avril 2007 et intitulé Vaut mieux en rire que s'en foutre 2, consiste en une reprise des chansons de son premier album accompagnées d'un orchestre symphonique. Les chansons n'ont ainsi pas changé de titre, si ce n'est l'ajout de la mention « (version pour les vieux) ». Le 3e et dernier album en date de Didier Super est sorti le 28 avril 2008 et s'intitule Ben quoi ?. Des titres sont en écoute sur son site officiel et sa page MySpace. Cet album reçoit quant à lui une critique positive de Télérama et est cité par ce même journal dans un dossier de l'été comme étant le disque de chanson française de l'été 2008 (no comment ...), alors si même Télérame a daigner accorder un peu d'attention à cet album, out bon festivalier se doit de voir un jour ce personnage sur scène. Rendez-vous est prit avec Didier Super les samedi et dimanche matin à 11h au Cinéma Comoedia en plein centre ville de Marmande, entre le camping et le site du festival. Pour finir de vous convaincre, voici une vidéo de lui à travers les rues parisiennes, mais aussi certaines de ses pensées (plus ou moins évoluées ...). "Faire des études, ca sert a savoir exactement ce qu'on veut pas faire de sa vie." "Le progrès c'est estimer qu'il vaut mieux la trithérapie plutot que le bûcher" "Le bonheur pour un alcoolique serait de pouvoir etre bourré avec une seule canette. Le bonheur pour un miliardaire serait il de pouvoir se contenter d'un smic ?" "L'amour, c'est quand t'enfiles ta copine et que t'as pas besoin de penser à quelqu'un d'autre pour finir plus vite ... Quoique en fait ca veut rien dire." "Un groupe de rock qui prétend avoir choisi l'underground, c'est comme une femme moche qui prétend avoir choisi le célibat." "Le football c'est sûrement le seul sport qui se pratique assis devant la télé avec une bière à la main" "Les églises c'est pour les gens qui ont des choses à se faire pardonner, c'est donc normal que les pratiquants soient plus imparfaits que nous" "La musique c'est peut-être la seule branche artistique où il y a des mecs capables de voter à droite " "Aime les cons, et tu t'aimeras toi même " "Mettre une télévision dans ses toilettes ça permet de pousser sans réfléchir " "Si la Vierge Marie était vraiment vierge, ça veut dire que Jesus a été adopté " "Les Anglais quand on voit ce qu'ils bouffent, on comprend pourquoi ils sont moches " "Le problème quand tu aimes les gosses c'est qu'il faut d'abord se faire chier à niquer une gonzesse pour en avoir un"
Au départ, un contrebassiste, un guitariste et un violoniste; tous très bons musiciens et férus de swing jazz, des Django addicts par ailleurs bidouilleurs électro. Leur projet séduit une chanteuse, un clarinettiste, un tromboniste rythmicien et un guitariste DJ. Lookés façons Zazous, les paléo-punks des années 40, ils donnent le “la” d’une musique jubilatoire et frénétique, improbable charleston futuriste, dancefloor et mélodique. Ça commence souvent comme ça, une bande de potes qui se connaissent depuis 10 ans et qui s’affairent dans la musique chacun de leur côté. Dans le cas présent, une passion commune, le jazz manouche, dans son milieu naturel, les bars, une pratique –relativement– sérieuse de la composition et une inclinaison de leur temps : bricolo électro, house, dub, hip-hop. Le déclic, c’est la commande d’une boîte de prod’-image : une bande son sur des films pornos muets du début du siècle ! Ils y brassent tous les ingrédients de leur bagage. Nos trois larrons font tourner le résultat de leur ébauche auprès des oreilles amies, le feedback les convainc de laisser de côté leurs projets respectifs et de “pondre” un répertoire propre. Car il n’est pas question pour eux de relooker Django ou de faire un lifting au jazz swing ! Quitte à tracer une voie inédite, autant le faire avec du matériau flambant neuf. On est en 2005. Ça va leur prendre un an. C’est là qu’ils rencontrent Loïc Barrouk, le boss du Café de la Danse, qui s’enthousiasme pour le projet, leur ouvre le chemin du disque (ils enregistrent dans la foulée avec des musiciens de studio) et, dans un second temps, de la scène. Pour ça, il faut trouver de durables compagnons d’aventure, c'est pourquoi ils fouinent sur MySpace. En deux mois, la troupe est au complet, avec Chapi (clarinette), Toustou (trombone et homme des rythmes synthétiques), Aurélien (alternativement guitariste et DJ) et, last but not least, la pétulante Colotis Zoé au chant, le portrait-type de la chanson “Jolie coquine” ! Des trois pionniers, Hugues, le foufou de la bande, se révèle un scatteur échevelé, Arnaud et Carlos doublent leurs instruments par la programmation. Tous ensemble, ils composent un nouveau répertoire, et la Caravane décolle. Leur secret, c’est un buzz supersonique via le net (une promo gratos) et un an de concerts qui frappent, avant même la sortie du disque, notamment le Festival de Jazz Django Reinhardt 2007, à Samois, où ils retournent un public qui ignorait leur existence et claquent ainsi le bec aux orthodoxes de la scène jazz manouche. Les excellents musiciens de Caravan Palace qui sont certes “gadjos” (non gitans), donnent un coup de jeune à ce swing éternel sans pour autant être donneurs de leçons. En plus d’un public d’oreilles curieuses, ladite Caravane entraîne déjà derrière elle une troupe d’accros familiers de la vibe électro, qui les suit de scène en scène. Le terrain de jeu de Caravan Palace ne se limite pas à l’hexagone car l’Europe, curieuse, les demande. C'est en octobre 2008 que sort enfin l’album, chez Wagram. Avec Caravan Palace, le swing s’est trouvé un futur antérieur et un nouveau public dont vous ferez peut-être partie grâce à leur prestation le dimanche 5 avril sous le grand chapiteau du Garorock. Un avant-goût via cette vidéo live au Café de la Danse l'an dernier : Et une p'tite vidéo de leur single "Jolie Coquine" : Pour plus de sons et d'infos, rendez-vous sur leur myspace : myspace Caravan Palace
L'histoire de ce groupe commence en 2004 lorsque Parker Griggs, alors parolier et batteur du groupe Duck and Cover, décide de s'écarter de celui-ci pour former quelque chose de nouveau et d'excitant. Ce quelque chose ? Garbage Composal. Un tout nouveau projet dans lequel il tente de s’investir tout en continuant de jouer pour Duck and Cover. Se rendant compte qu’il ne peut continuer d’écrire et de tourner pour ce dernier, il décide de s’en écarter et de se consacrer exclusivement à son nouveau groupe. Quelques temps plus tard, Parker recrute un bassiste, Serana Andersen, et change le nom de leur groupe. Celui-ci devient alors Radio Moscow. Désormais deux, le groupe travaille dur et se produit souvent sur scène, mais sans batteur … Pour compléter ce manque, Parker préenregistre les morceaux de batterie et les amplifies pour les concerts. Durant l'été 2004 le groupe se met au point et continue à s'améliorer tout en produisant de nouvelles chansons. C’est d’ailleurs à cette période que plusieurs musiques de leur album éponyme sont nées. Après avoir longtemps travaillé, Serana et Parker s'en vont dans le Colorado à la recherche d'un batteur et de bons concerts. Les choses commencent à évoluer pour eux lorsque Dan Auerback des Black Keys contacte Parker pour lui proposer de produire leur prochain album sur le label Alive/Bomp Records dont son groupe fait parti (The Black Keys). Malgré ce tournant décisif, un problème subsiste toujours ! En effet, le groupe n'a toujours pas de batteur. Déconcerté, Parker essaye tant bien que mal d'en trouver un, mais après de nombreux essais il ne trouve toujours personne et décide de tout lâcher. Il retourne chez lui dans l'Iowa mais sans abandonner l'espoir de trouver enfin un line-up motivé afin de mener à bien ce projet auquel il tient tant. Pendant un ou deux mois, il fait passer des auditions mais en vain … jusqu’à ce que Griggs rencontre Luke McDuff (bassiste). Ensemble ils enregistrent le début de leur futur album pour Alive/Bomp Records avec comme producteur Dan Auerbach. Mais Luke décide de retourner à l'université pour finir ses études et quitte le groupe avant que l'enregistrement de l'album ne soit fini. Parker repart donc à la recherche de nouveaux musiciens et c'est alors qu'il recrute Zach Anderson en tant que bassiste, et Paul Marrone en tant que batteur. Line-up définitif ? Pas sûr, puisque le batteur live est Keith Rich ... Le nouveau trio a désormais planifié de tourner non-stop durant toute l'année pour promouvoir son album, et avec un âge moyen frôlant la vingtaine, le premier opus de la bande de jeunes sorti en 2007 est prometteur. On penserait ce dernier sorti tout droit des 70's, avec des avalanches de break, de pédales wah wah et d'effets en tout genres. Musicalement, il n'y a rien à en dire, certains vont même jusqu'à dire que Parker Griggs est le "meilleur guitariste du moment". Alors nostalgiques de l'époque Woodstock 69, rendez-vous est prit pour un revival hippies avec ce groupe au talent indéniable sous le Hall Expo Digitick le samedi 4 avril ! Un p'tit live pour se faire une idée : Et un clip qui sent le foin : Pour plus d'infos et de sons, rendez-vous sur leur myspace : myspace Radio Moscow
Le groupe, fondé en 1997, est composé de huit musiciens : deux chanteurs/percussionistes, deux guitaristes, deux claviers, une basse, une batterie. Le groupe Stéphanois pratique un reggae métissé, joyeux et conscient, original par les sons, l'énergie et les thèmes abordés. Au carrefour des musiques, les instruments empruntent aux classiques du dub, du reggae et du ragga tout en renouvelant les genres. La reverbération et la forte construction des morceaux en lentes montées, évoque les influences dub. Une dub dynamique, soutenue par la virtuosité technique et la qualité de composition des musiciens, richesse qui permet d'associer à cette base des influences a priori dissemblables comme le ragga et la musique orientale. Dub Incorporation a réalisé trois albums, deux maxis et un live. Le premier maxi (Dub incorporation 1.1) sorti en version limitée sur Saint-Etienne, comporte les premières versions de "Rude Boy", la chanson culte du groupe et "L'Echiquier" reprises plus tard dans Diversité. Les autres morceaux du maxi sont purement dub, c'est-à-dire sans voix. Le deuxième maxi, Version 1.2 installera quant à lui le métissage propre à la musique de Dub Incorporation. Le chant ragga se fait plus présent et le son gagne en professionnalisme. Le bouche à oreille fonctionne beaucoup et le groupe jouit d'un fort succès local. Les promesses des deux maxis seront concrétisées bientôt par la sortie de Diversité qui confirmera le changement de statut d'un groupe adulé localement à un groupe à l'envergure nationale, grâce notamment au featuring de Tiken Jah Fakoly sur "Life", mais surtout avec le morceau le plus apprécié des fans "Rudeboy". Pour leur deuxième album, Dans le décor, le groupe s'est offert les services de l'ingénieur du son jamaïcain Samuel Clayton Junior et s'enrichit de featurings tels que David Hinds du groupe Steel Pulse, Omar Perry ou le chanteur ragga Lyricson. Dub Incorporation a sorti un nouvel album, Afrikya, et c'est pour la promo de ce dernier que la Dub Inc nous fait le plaisir de venir enflammer le Garorock le samedi 4 avril sous le grand chapiteau ! Live de la fameuse chanson "Rudeboy" : Dernier clip en date du groupe, "Métissage" : Pour plus d'infos, rendez-vous sur leur site web : site officiel Dub Incorporation
Ebony Bones, née Ebony Thomas et actrice à ses débuts, enfile son costume de chanteuse après son rôle dans le soap anglais Family Affairs. Désignée "femme la plus sexy" trois ans de suite aux British Soap Awards et remarquée dans ses rôles pour son goût pour la mode, la jeune femme prend un tournant dans sa carrière en se consacrant à la musique. Musique qu'elle écrit, interprête et produit elle-même. Musique généreuse qualifiée de nu clash ou encore de post punk funk (what else ?). Impossible de la réduire à une seule expression, Ebony Bones le savait au début de cette aventure quand elle déclarait qu'elle voulait que ses productions sonnent comme si "les Clash rencontraient Grace Jones qui auraient rencontré Björk ". Ces trois groupes ayant eux-mêmes repoussé les barrières musicales tout au long de la carrière, Ebony Bones donne l'impression d'une exhaustivité, d'une boulimie d'influences qui font que rockeurs, popeux ou hip-hoppeurs y trouvent leur compte. Comparée à une Beyoncé punk, Ebony Bones est adorée par Jarvis Cocker, Timbaland et Grace Jones. Mélange de sons, mais aussi mélange de couleurs et de matières pour cette chanteuse qui cultive un goût pour la sappe qui claque. Tantôt sixties, tantôt punk, sexy, accessoirisé à outrance, le look d'Ebony Bones n'est pas sans rappeler le style de deux autres chanteuses iconoclastes, adeptes du melting pop musical : Santogold et M.I.A. La chanteuse n'a pas encore d'album à son actif que la presse s'empare d'elle et la place au rang des personnalités à suivre en 2007-2008. La presse papier y va de ses compliments, de ses comparaisons et réferences : Dummy Magazine évoque Hanna Barbera quand The Gardian parle d'une explosion dans une usine Crayola. The Oberserver, Time Out, The Independent, Elle et Q ont également contribué à sa belle revue de presse. "We Know All About U", l'un de ses premiers singles a tourné en rotation lourde sur BBC Radio 1 à un point tel qu'il est devenu le single le plus joué sur cette station d'un artiste non signé. Quant à son second single, "Don't Fart On My Heart", il s'est vu récompensé pour son clip lors du festival Onedotzero. Déja programmé à Glastonbury en 2007, la jeune femme a rempilé pour son édition 2008. Quant à un premier album, il sort en juin 2008 sur la structure Sunday Best. Après un passage remarqué en France aux Transmusicales de Rennes 2008 et des éloges de la part de Timbaland, Grace Jones ou encore Jarvis Cocker, la chanteuse viendra au Garorock le dimanche 5 avril sur la grande scène du hall expo digitick. Alors venez nombreux admirez la belle, mais attention aux coups de griffes !! Petit aperçu du live : Clip de "Don't fart on my heart" : Pas de site officiel, mais un myspace pour entendre plus de sons : myspace Ebony Bones
Linton Kwesi Johnson est un Dub poet (ou "poète dub" pour les allergiques de la langue de shakespeare) britannique et musicien de reggae né le 24 août 1952 à Chapelton en Jamaïque. Kwesi est une transcription de "crazy", (ou "fou" en anglais, toujours pour le rang du fond) qui se prononce Kwesi en créole jamaïcain. En 1963, il part rejoindre sa famille à Londres. Bien qu'étant étudiant, il adhère au mouvement anglais des Black Panthers. Il organise par exemple un atelier poésie et participe au groupe de reggae Rasta Love. Il commence en 1973 des études de sociologie au Goldsmiths College de Londres. Pendant ces années, il publie son premier texte dans un journal du groupe Race Today Collective, qui publie en 1974 son premier recueil de poésie Voices of the Living and the Dead. Suit ensuite en 1975 son deuxième recueil Dread Beat An' Blood. Sa dub poetry ( "poésie dub" ...) est alors sa première reconnaissance, c'est pourquoi il reçoit en 1977 la bourse d'études "Cecil-Day-Lewis". Le label Island publie en 1978 son premier disque, également nommé Dread Beat An' Blood. En 1979 et 1980 suivent les albums suivants : Forces of Victory et Bass Culture, qui, avec son recueil Inglan Is A Bitch publié en même temps, consolide sa renommée de voix lyrique la plus importante du reggae britannique. En même temps, le travail musical, à son avis, apporte beaucoup à son travail social et politique et malgré son grand succès et l'offre d'un important contrat de disques, il prend un moment de repos. Cependant en 1984 il publie Making History, qui est pour beaucoup son meilleur album. Il sort ensuite les deux albums suivants : Tings An' Times en 1991 et More Time en 1998. En 1991, il publie un album de textes titré également Tings an' Times. Il ne fait plus de grandes tournées depuis 1985, mais il fut accompagné lors d'un de ses concerts en France par la formation de reggae français Bass Culture. Parallèlement, LKJ fonde en 1981 son propre label, LKJ Records, et produit ainsi l'important poète dub jamaïcain Michal Smith. Ses propres disques sortent également généralement sous son propre label. Concernant sa poésie, elle évolue de la récitation de ses propres poèmes en créole jamaïcain (bien qu'il emploie l'anglais dans ses discours destinés aux étudiants et politiciens) au reggae dub, en général écrite en collaboration avec le producteur/artiste britannique Dennis Bovell. La plupart de sa poésie est politique, abordant les thèmes de l'oppression policière, des conditions de vie et de l'expérience d'être noir en Grande-Bretagne. Il s'est notamment investi dans les manifestations faisant suite à l'emprisonnement de George Lindo, un homme inculpé pour vol dont la culpabilité n'avait pas été prouvée. La photographie de Linton Kwesi Johnson récitant un poème au mégaphone devant les manifestants venus réclamer la libération de ce dernier fit la couverture de Dread Beat An' Blood, son premier album. Ces dernières années, il rafle beaucoup de prix à droite à gauche, et ce n'est pas un nouvel album que viendra nous présenter LKJ sur la grande scène du hall expo digitick le vendredi 3 avril, mais bien le retour d'une des figures du reggae qui vient se refaire une petite santé sur scène pour son plaisir, mais surtout le vôtre, amis festivaliers !! Et voilà ce qui vous attend : Session a cappella de la chanson "Inglan is a Bitch" : Et un p'tit lien vers son site pour les curieux : site officiel LKJ Records